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lundi 14 février 2011

Fermer un bordel … solution ou début d’un problème?

Il y a surement d’autres sujets plus importants dont il faudrait discuter, tels que les réformes constitutionnelles, légales, législatives et le désordre général dans le pays, mais vue le manque de certitudes, je ne m’avancerai pas là-dessus et je vais seulement parler de deux phénomènes que j’ai vus aujourd’hui : La fermeture des maisons closes et la manifestation devant la synagogue à Tunis.

Même si je suis d’accord sur le fond de fermer les maisons closes dans un pays arabo-musulman, la manière dont cela a été fait demeure à mes yeux insensée et irréfléchie. Outre l’aspect illégal de la chose, qui est un aspect très important surtout que la révolution des Tunisiens était en partie pour instaurer un état de droit et de loi, fermer un hôtel de passe ne fait que déplacer le problème et  donner naissance à d’autres fléaux encore plus dangereux :

Déplacer le problème dans le sens physique de la chose, car les « filles de joie » qui résidaient dans ces lieux iront ailleurs, s’éparpillant un peu partout et continueront à gagner leur vie de la même manière mais dans la clandestinité (à moins qu’elles se repentissent, chose que je leur souhaite). Ceci ferait en sorte qu’au lieu d’un seul bordel, il y en aura des dizaines, voir des centaines et qui ne seront jamais localisés.
Le déplacement serait aussi dans l’optique que la prostitution n’est pas le problème en soi. Ce sont plutôt les raisons qui poussent les femmes à vendre leurs corps de cette manière d’un côté, la pauvreté et l’illettrisme principalement, et les motivations des hommes à acheter du plaisir dans de tels endroits de l’autre, infidélité chronique ou manque de moyens pour pouvoir se marier.

Et pour parler des effets secondaires du verrouillage de ces lieux, qui étaient selon les dires de certains, contrôlés par les services de santé, comment allons nous faire face à la menace de la propagation des MST, aux risques de grossesses non désirées et aux avortements qui suivraient. Et le plus grave à mon avis serait le refoulement occasionné chez les amateurs de sexe payant, qui pourrait se transformer en violence voir même pire, en viol.

 Finalement, au lieu de solutionner une problématique, on en crée une multitude.

Il aurait été sûrement plus intelligent de chercher à résoudre le fond, que de s’acharner sur la forme et il aurait été tellement ingénieux et plus représentatif de l’islam d’aider les occupantes des lupanars à se repentir et leur offrir la possibilité d’autres emplois plus décents ou de les aider financièrement pour ne pas retomber dans le pêché. 

Mais malheureusement, encore une fois, les sentiments emportent le combat face à la raison chez nos « amis » islamistes, ce qui nous mène au deuxième sujet, la manifestation devant la synagogue au centre ville de Tunis.

Ce qui m’étonne le plus dans ce rassemblement, c’est le fait de voir que bon nombre de nos compatriotes continuent à mêler judaïsme et sionisme. Le judaïsme étant une religion monothéiste, celle de Moïse, reconnu comme prophète dans le Coran; et le sionisme étant une idéologie politique poussée par une mauvaise interprétation des textes sacrés et prônant l’existence par tous les moyens de l’état hébreux.

Il ne faut jamais oublier qu’il y a des juifs tunisiens qui aiment la Tunisie tout autant que les musulmans et qui sont prêts à donner leur vies pour leur pays, et les larmes de Michel Boujnah devant des vidéos de la révolution, sur un plateau télé, et le témoignage de Georges Adda (voir vidéo),en témoignent.

Un message à Hezb Ettahrir (Parti de la Libération), même si je doute fort que des gens parmi vous vont me comprendre : Pour l’amour du ciel, b’jèh Rabbi, faites honneur à l’Islam qui est la religion de la tolérance et de la fraternité et ne salissez pas notre révolution par vos actes très éloignés de l’esprit musulman et de la culture tunisienne.

Il ne reste maintenant qu’à espérer que les risques susmentionnés  soient pris en considération par les instances concernées, et que le bon Dieu nous préserve de tous les maux, la bêtise  humaine en premier!


 

vendredi 21 janvier 2011

 
على إثر الأحداث الأخيرة و المتعاقبة و حتى يكون موقفي متناغما مع الإرادة الشعبية و من منطلق الرجلة اللي تفرضو الحالة في البلاد توة، قررت ما يلي :

- تهييج شعري و قطع علاقتي بالحجام متاعي على خاطرو كان معلق تصويرة زعبع في حانوتو
 
- قص روابط المودة والأخوة اللي كانت تربطني بكوّاش(boulanger) الحومة لنفس الأسباب المذكورة أعلاه
 
- حرق أو على الأقل تقطيع الabonnement متاعي في النادي الرياضي إلي كنت نشجع فيه على خاطرو كيف النوادي لكل كان يناشد في زعبع بش يترشح للإنتخابات متاع 2014
 
- تكوين لجان شعبية باش نشدو العمد و المعتمدين و الولاّة و الوزرة و نربطوهم في البلفدار و نمنعو عليهم الكاكي كان لزم
 
- كل واحد إسمو زين العابدين يخدم في الحاكم و كل وحدة إسمها ليلى تخدم حجامة لازمهم يبدلو اساميهم وإلا يبدلو القلم و مانخليوهمش يتعرفو على بعضهم
 
- إلي عندو حاجة لونها بنفسجي (سروال، طربوشة، صندال ولا حتى كلصيطة) يا حبذا يغطسها في الجافال وإلا يهز يصبغها
 
- و أخيرا، قررت باش نتبرى من أمي خاطر نتذكر وانا صغير مشيت معاها بش تنتخب ياخي ريتها حطت الورقة الحمراء في الصندوق

و هكا إخواني و أخواتي نكون قطعت تماما مع الحقبة الظلامية متاع زعبع و التجمع و عاونت على إرساء الديمقراطية و الحرية و التعددية
...
 
أما ستنا ستنا ... كايني نسيت حاجة... موش اللي كان صاير لكلو كنت نتفرج فيه و ساكت و عمرني ما حليت فمي و قلت لا؟؟؟

مالا تعرفوشي كيفاش؟ نلغي القرارت إلي خذيتها جملة، و هاني بش نمشي نعطي لروحي طريحة بالشلاكة على ترمتي و نرقد
 
أنستو

mercredi 19 janvier 2011

Pour que le jasmin ne fane pas


Tout d'abord, et avant toute chose, une pensée aux âmes de nos martyrs, à ces braves et valeureux hommes et femmes tombés sous le feu de la tyrannie, ceux dont le sang embaume aujourd’hui la vie de chaque tunisien et tunisienne d’un parfum de liberté et de fierté sans égales.

J’aimerais également exprimer ma gratitude et ma reconnaissance à mes amis, ma famille et de tous les courageux et courageuses qui ont affronté la violence et les balles de plomb à mains nues et qui ont surtout affronté la peur et ont combattu pour se défaire de la dictature et de l’injustice. Je vous remercie, et c’est le cas de tous les Tunisiens à l’étranger, de nous avoir rendus plus que jamais fiers dire haut et fort :

Je suis TUNISIEN… Oui, je viens de ce petit pays dans lequel vit un grand peuple!

Pour rentrer dans le vif du sujet, je sais que je n’apprends rien à personne en disant que ce qui a été accompli est énorme, un pas de géant vers la démocratie en Tunisie, et que le chemin reste encore long et parsemé de pièges et d’obstacles. Et que l’essentiel dans tout ça, est de garder le cap sur notre destination finale et de ne pas prêter attention à tout ce qui pourrait nous ralentir. Mais je me permets de donner mon avis, d’un œil que je considère externe et rationnel, jusqu’à un certain degré, sur la situation en Tunisie.

En effet, Ce qui attire l’attention de toute personne qui porte un regard sur l’état actuel des choses, est cette tendance du « Non absolu » qui s’est installée dans notre société : NON à Ghanouchi, NON à l’autre Ghanouchi, NON à Marzouki, NON à Chebbi, NON au RCD, NON à Ennahdha, NON au PCOT, NON… NON… NON…
Que du négatif et que de la négation, dans une époque où nous avons plus besoin de solutions que de problèmes. C’est de notre droit et devoir de nous opposer, mais encore faut-il que ça soit justifié et basé sur un avis raisonnable, que ça soit le fruit d’une réflexion mûre et d’un minimum d’acquisition et de recherche d’information.
Ce n’est pas parce que nous avons vécu depuis de longues décennies en étant obligés de répondre par « Oui », « D’accord », « Allah ybèrik » à tout ce qu’on nous demande, qu’il faut aujourd’hui refuser tout ce qui se présente à nous, sans y réfléchir.

En un second lieu, la tournure que sont entrain de prendre les « comités populaires de sécurité », m’inquiète profondément. Ces groupes de citoyens braves et désormais jaloux de leur liberté douloureusement acquise, formés pour assurer la sûreté et l’intégrité de leurs biens et de leurs  familles, sont malheureusement entrain de prendre, dans certains cas bien entendu, une forme dangereuse de banditisme et de non respects d’aucune loi, mis à part celle du plus fort, ou plutôt, de celui qui a le plus beau « Zollat ». Des proches me confirment que certains barrages servent maintenant aux braquages et au vandalisme. Et que de jeunes adolescents de 13-14 ans demandent leurs cartes d’identité aux passants dans la rue, sans aucun prétexte.

Je comprends le sentiment d’insécurité et de méfiance qui règne, mais ce genre d’actes discrédite et décrédibilise ce mouvement populaire qu’il faut à tout prix protéger. J’espère sincèrement que lorsque l’armée finira avec ces groupuscules terroristes pros Ben Ali, elle ne se retrouvera pas à contrer des groupes de bandits que la révolution aura produit sans vraiment le vouloir.

Vous m’arrêteriez surement à ce niveau pour me dire : « Mais toi aussi tu ne parles que des problèmes… Que devons nous faire alors? »

Je listerai, sans trop de développement, les axes autour desquels doit se construire, selon mon modeste avis, cette phase postrévolutionnaire extrêmement critique. Il faudrait :

-       Lire et s’instruire politiquement, connaitre les aboutissements des révolutions semblables dans d’autres pays (même si je suis certain que cette révolte n’a pas d’équivalent dans l’histoire contemporaine)
-       Se renseigner sur les potentiels candidats à la présidence ou à la gouvernance du pays, tout dépendant du modèle qui sera adopté.
-       Continuer à faire de la pression jusqu’à ce que justice soit faite et obtenir au moins une condamnation pénale contre Ben Ali, son clan et toute personne dont la responsabilité ou l’implication dans les violences exercée sur le peuple Tunisien est prouvée.
-       Continuer à aider l’armée et la supporter dans son opération de nettoyage mais sans se prendre pour les Rambos de la place.
-       Reprendre le plutôt possible la vie active pour que notre économie redémarre et reconstruire ce qui a été détruit pour que nous puissions rouvrir les portes de notre tourisme sous le nouveau slogan :

Venez visiter une belle Tunisie, sur laquelle s’est levé un soleil de liberté et de justice

Et puis, une dernière pensée si vous me le permettez, à Si Mzammar Kaddafi, et là je plagie une vidéo qui circule sur le net et qui m’a fait beaucoup rire, pour dire à ce crétin toujours mal coiffé : Brass la7nina GOUM!

Vive la Tunisie libre et démocratique

vendredi 31 décembre 2010

Travailler, se nourrir et se loger… mais aussi choisir et s’exprimer


Quel est ton pressentiment? Es-tu rassuré quant à l’issue de ce qui se passe? Vois-tu la lumière au bout du tunnel? As-tu vraiment confiance en la capacité de chacun à laisser une marque dans l’histoire?

Un échantillon des questions chacun de nous se pose ou se fait poser en ce moment, et ça vaudrait la peine de tenter d’y répondre et de démêler mes pressentiments et mes idées par la même occasion.

C’était un mélange de peur et d’optimisme, à parts égales, que je ressentais depuis le 17 décembre : la peur que la flamme de cette révolte ne s’éteigne sous l’effet de la répression et la barbarie, et l’optimisme en voyant un tel sursaut de la conscience collective. En effet, beaucoup d’entre nous se sont dis que la réaction des Bouzidiens et leur colère allaient s’estomper et devenir rapidement des souvenirs à l’instar des affrontements de Redayef et de l’immolation de Abdessalem Trimech à Monastir.

Quelqu’un a même dit : Ce n’est qu’un pétard mouillé! Et c’était vrai, il était mouillé, imbibé et complètement trempé dans un cocktail hautement explosif de fuel, de larmes et de sueurs; le fuel qui a servi a carboniser trois jeunes et leur avenir, les larmes de leurs mères et des mères d’autres jeunes qui ont fini dans les prisons ou au fond de la méditerranée, et la sueur non récompensé et mal rémunérée des travailleurs et agriculteurs.
Ce pétard a entraîné une réaction en chaine et Mohamed Bouazizi est maintenant un symbole et non plus un cas isolé.

L’issue de tout cela reste toujours incertaine, et il n’y a que le Bon Dieu qui en détient la garantie. Mais rappelons nous que le mécontentement des habitants de Sidi Bouzid a été suivi par une grande mobilisation de tous les syndicats, ensuite par celle des avocats, des journalistes, des politiciens et par toutes les tranches de la société, toutes catégories confondues.
Face à un tel enchainement et une telle transcendance de la teneur et de la signification des slogans scandés par les foules, le plus fataliste d’entre nous dirait qu’il voit la lumière au bout du tunnel.
Mais le tunnel n’est pas pour autant court, et le jour où nous en sortirons, nous devrons savoir quelle direction prendre afin de rester dans la lumière et éviter de nous engouffrer à nouveaux dans des dédales plus obscurs : Nous devrons fixer des objectifs et décider de nos priorités. Et c’est là que travailler, manger, boire et avoir un logement décent ne doivent plus représenter le comble de notre bonheur… Nous ne sommes pas des cons, et nous ne sommes pas des bêtes non plus.

Et quoi qu’un grand nombre de personnes continuent à s’obstiner et à dire que nous manquons de civisme et de savoir vivre, la société Tunisienne a atteint aujourd’hui un niveau de maturité assez considérable lui permettant d’aspirer à bien plus que ses simples besoins vitaux...

Le Tunisien a besoin de s’exprimer
Le Tunisien a besoin de décider de son avenir
Le Tunisien a besoin de voter librement
Le Tunisien a besoin d’avoir accès à l’information

En un mot, aujourd’hui, le Tunisien a besoin de se sentir humain.

Même si demain le taux de chômage baisse, le niveau et la qualité de vie s’améliorent, il faut revendiquer nos droits fondamentaux, acquis grâce aux sacrifices de nos parents et grands-parents, et grâce au sang d’hommes et de femmes libres à qui nous devons au moins la continuation de leurs combats, face aujourd’hui à une colonisation qui nous vient de l’intérieur, à mon plus grand désarroi.

Et enfin pour ceux qui ont figé sur :

شد مشومك لا يجيك ما أشوم

Sachez qu’il y a aussi :

 تبديل السروج فيه راحة
كثر مالعسل يمساط
et



 يرحم من زار و خفف


mercredi 29 décembre 2010

NOUS NE SOMMES PAS DES CONS… MERDE!!!

De peur d’exploser, et que mes neurones ne court-circuitent, je vais arrêter de lire et commenter, et je vais écrire. Écrire pour moi, pour ceux qui veulent me lire,  et pour libérer cette rage qui me prend soudainement alors que j’ai gardé mon calme depuis quelques jours.
Je sais pertinemment que ma voix ne se rendra pas aux oreilles de ceux à qui je veux m’adresser, non parce que je suis loin et que ma voix doit traverser océans et mers pour y parvenir, mais parce que leurs oreilles sont complètement bouchées, ou dirais-je même qu’elles sont en décomposition vu qu’elles ne répondent plus à leur première fonction, à savoir l’écoute, depuis longtemps.
Ce que je veux cirier ou plus hurler c’est que :

NOUS NE SOMMES PAS DES CONS… MERDE!!!

Ce gouvernement m’exaspère depuis maintenant longtemps, mais là je sens une grosse boule qui me monte à la gorge, et je ne me laisserai jamais étouffer par une bande d’ignorants et de mafieux et je vais canaliser cette haine que je ressens dans l’analyse de certains faits qui ont fait, et font notre quotidien :

Le remaniement ministériel du 28-12-2010 :
Un remaniement ministériel… pourquoi faire? Pour quoi faire quand depuis plus de 23 ans les ministres se succèdent les uns après les autres, au gré de la volonté de sa majesté, parfois sans aucune explication valable. Avec des changements souvent du genre :
Mr Flèn Ben Faltène, jusqu’à aujourd’hui ministre de l’agriculture, assumera de nouveaux défis à la tête du ministère de l’éducation…!!! Quelles compétences peuvent permettre à un être humain d’assumer de tels rôles si différents? Réponse : C’est un RCDiste, il est bon à tout faire.
Ça n’a rien changé depuis 23 ans, et encore, les choses vont de pire en pire.

Allons nous croire qu’il y a un espoir au changement?
NON, NOUS NE SOMMES PAS DES CONS… MERDE!!!

Inspirez-vous du football et changez le coach au lieu de changer d’équipe chaque fois.

Un discours… mais WOW quel discours :
Dans la vidéo gag d’hier, pour la première fois on en voit une en live d’ailleurs, il a osé nous ressortir encore une fois le canular de la pluralité politique, la diversité, le paysage démocratie qu’on ne lasse pas de contempler. Un tissu politique composé à 95% de partis de fausse opposition qui, lors pour des élections présidentielles supportent la candidature de Mr Zine El Abidine Ben Ali… malgré qu’ils ont leur propres candidats… là j’ai envie de dire, et excusez le terme : What The Fuck???
Et aujourd’hui, ces pseudo opposants attaquent Al-Jazeera et les médias étrangers, encore dans une action de support à leur maître, pour les diffamations et les mensonges reportés sur la révolte du peuple Tunisien. Pour votre information, Al-Jazeera n’a pas de bureau en Tunisie, et son unique reporter, Mr Lotfi Hajji (que je salue par l’occasion) est constamment sous surveillance et se fait confisquer ses outils de travail à chaque passage à l’aéroport.
Ce ne sont que les vidéos capturées par des téléphones portables des manifestants qui nous font parvenir l’information, sans trucage, sans déformation et même si la qualité est des fois médiocres, nous arrivons à distinguer la marque de la tyrannie et  de la violence dont use les forces de l’ordre, ou disons les forces du désordre.
Ce sont facebook et Twitter qui reportent la réalité et l’actualité de ce qui se passe en sol Tunisien … ah mais non, j’ai oublié que vous avez chacun un mini-3ammar chez vous qui surveille tout.

Arrêtez de nous parler de démocratie et de pluralité
NOUS NE SOMMES PAS DES CONS… MERDE!!!

Des investissements à Sidi Bouzid :
Groupe Abdennadher, Léoni, et Dieu sait quels autres noms vont-ils nous sortir. Des promesses de construction d’usines dans les régions défavorisées pour assurer de nombreuses offres d’emplois. Mais ce n’est pas ce même groupe Abdennadher qui a promis la même chose il y a plus d’un an pour la région de Gafsa après les incidents de Redayef? Et quoi depuis? Rien…Nada…Niet…Welou!
Et si jamais ces groupes Tunisiens ou ces multinationales avait la possibilité de faire des projets et d’investir dans ces régions, pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant? Pourquoi attendre la catastrophe pour penser à ces mesures?
Et de plus, si nous poussons la réflexion plus loi, n’est-ce pas insensé de mettre en place des usines totalement ou partiellement exportatrices dans la conjoncture actuelle de crise économique partout en Europe, l’Europe qui est la première destination de nos exportations.

Peut être que les investisseurs assumeront les pertes et dépenseront leur argent pour rien?
NON, NOUS NE SOMMES PAS DES CONS… MERDE!!!

La Tunisie pays du confort, de la sûreté et de la sécurité :
Si la Tunisie se distingue de certains autres pays comme étant une terre accueillante, ce n’est que grâce, en premier lieu, à la générosité de son peuple et son dévouement à donner une bonne image du pays; et en deuxième lieu, grâce à des installations touristiques et hôtelières luxueuses exploitées en grande partie par la mafia et ses proches. Sinon, les Tunisiens eux, pour une grande majorité, vivent sous la pression des prix qui ne cessent de s’enflammer et avec un niveau de vie qui ne cesse de baisser et de se détériorer.
Sûreté et sécurité... loooool… mis à part quelques quartiers chics de la capitale, la violence gratuite, les cambriolages, les braquages et les meurtres sont monnaie courante. Où est la police pendant ce temps là? Postée devant les demeures  des activistes, des défenseurs des droits de l’homme et des détenus politiques, même quand ces derniers sont derrière les barreaux, il faut surveiller leurs familles.

Pensez vous que nous allons continuer à croire à ces farces?
NON, NOUS NE SOMMES PAS DES CONS… MERDE!!!

Et enfin, un dernier mot à tous ceux qui continuent à vivre en mode autruche : Faites attention, vous allez manquer d’air dans vos petits trous bientôt… et même si vous vous êtes procuré des bonbonnes d’oxygène, le vent de la révolte commence à souffler et soit qu’il vous arrachera de force ou qu’il vous brisera la nuque.